penser local, pas globale
A qui profitent la simplification excessive de questions complexes comme celle de l'entrée dans l'écrit, et plus particulièrement celle concernant l'apprentissage de la lecture ? Laurent Lescouarch, enseignant en RASED, propose que l'on sorte des caricatures http://www.meirieu.com/FORUM/lecture1.pdf.
Les querelles sur les méthodes ne sont pas seulement archaïques, elles ne peuvent s'expliquer au final que par des raisons liées au commerce ou à l'idéologie. On est toujours surpris de constater comment des discours, répétés,relayés et parfois amplifiés par les médias, peuvent être tenus pour des vérités. Ces querelles traduisent un malaise, elles ne sont d'aucune utilité pour les professionnels et ne proposent aucune piste pour agir. Le plus curieux tient dans cette idée que ce sont les méthodes qui apprennent à lire alors que ce sont les élèves, que ces élèves sont tous différents face à ces apprentissages et que la volonté de les faire passer dans la machine méthode relève du fantasme ou plus certainement d'une propension à confondre formation et production d'objets . Les enseignants qui souhaitent dépasser le brouillage des discours, les positions de principe et les professions de foi peuvent se pencher sur les travaux qui proposent des modèles pour comprendre et surtout donnent à mieux connaître les compétences et capacités liées à l'apprentissage de la lecture . Rien n'est plus utile qu'une bonne théorie dit-on, dans le champ de la lecture on gagnerait à connaître les principales étapes de l'apprentissage, celà permettrait de mieux observer les procédures et les productions des élèves et de réagir plus rapidement en cas de difficultés. Cette connaissance conjuguée avec la volonté et l'énergie des enseignants à faire réussir, déterminante dans ce domaine comme dans tous les autres, replace la question des méthodes à l'arrière-plan, et c'est tant mieux.